Veillée studieuse lundi soir : Nous avons pu intervenir en classe pour un moment d’échange avec les élèves cambodgiens de l’école du bois (« sala chin cheu »). Nous avons partagé ensemble la lecture du livre du conte dans une ambiance chaleureuse ; Les élèves semblent très motivés à apprendre notre langue et s’investissent à fond dans les activités qui leur sont proposées.
Nous avons été rejoints dans la soirée par Ludo, le responsable de la formation des jeunes apprentis, et qui est sur place à l’année, ainsi que son amie Camille et sa mère Elisabeth. Ludo doit notamment régler quelques détails dans la confection de bijoux en bois et nous en avons tous profité pour lui passer des commandes.
Les produits réalisés sur place sont en effet très divers : cela va du presse-citron, aux boucles d’oreille, bracelets, piques à cheveux jusqu’aux tables, paravents, tables basse ou encore chaises et bibliothèques. Tout dépend des commandes. Le bois travaillé sur place est superbe : le paddy, l’écorce de riz, est utilisé dans la fabrication de panneaux d’isolation, le teck, le bois de rose, la jacinthe d’eau, le bambou entre autre sont les essences d’arbre les plus fréquentes.
La nuit a été un peu agitée : en fin d’après-midi et durant toute la soirée, des hélicoptères de transport de troupe sont passés au-dessus de nos têtes ; les rapports avec la Thaïlande sont quelque peu crispés en ce moment.
La matinée du mardi a été consacrée pour Aymeric, Fabien et Clément à quelques travaux de maintenance, et pour Maxime et Pierre à la réalisation de fiches destinées aux élèves pour leur rappeler les procédures de nettoyage et d’entretien des machines.
Jasmine et Denis se sont rendus avec le chef du canton, dans les rizières au fond du village, sur le futur chantier de la digue ; sa construction servirait à avoir une réserve d’eau pour la culture du riz, en saison sèche.
L’après-midi : les travaux à l’atelier ont continué, entre perçage, soudure et réparations de la pompe à eau.
Sophie s’est, quant à elle, appliquée à prendre les mensurations des élèves pour leur confectionner des tenues de travail sur Phnom Penh.
Une partie de l’équipe, Maxime, Fabien et Pierre a fait l’aller-retour dans la journée à la capitale pour réceptionner le matériel commandé en vue de l’installation du panneau solaire la semaine prochaine. Sur le chemin du retour, nous avons pu assister aux ballets des sorties d’usine des centaines d’ouvrières qui travaillent dans les entreprises de confection (« adidas » entre autre).
En fin de soirée, nous avons organisé un jeu de rôle, en français, autour de conversations entre client et vendeur sur un marché : « Client : Bonjour monsieur le boucher / Vendeur : Bonjour, que voulez vous ? / Client : il me faut 4 côtes de porc / Vendeur : ca sera tout ? … » ; cela a donné lieu à quelques éclats de rire et à un moment de partage très agréable. A la sortie du cours, certains élèves continuent à nous parler et à échanger avec nous en français/Khmer.
Mardi matin : visite intéressante d’une entreprise qui sèche le bois et qui le travaille pour faire des meubles et surtout du parquet.
Les explications nous sont fournies par un français/khmer qui s’est établi ici et qui dirige l’atelier. L’essence de bois la plus utilisée est le padhouk, un bois rouge qui ressemble au teck, et l’arbre à palmiers. Cet après-midi, nous avons la visite d’une délégation de l’association francophone PPA, Phnom Penh Accueil, qui doit remettre des habits aux enfants.





























